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Pourquoi le français du Québec est-il différent du français de France ?



Le français du Québec et le français de France ont la même source : la langue de la région parisienne.

Mais les ancêtres des Québécois, arrivés en Nouvelle-France à peu près entre 1600 et 1763 (date de la conquête britannique), ne venaient pas tous de Paris. Et à cette époque, seuls les Parisiens parlaient (bien) le français et seulement un tiers environ des habitants de France parti en Amérique avait le français comme langue maternelle. 

Les autres parlaient des langues d'oïl, de la même famille que le français, en vigueur à l'époque dans ces régions de la France : le gallo en Bretagne de l'ouest, le poitevin en Poitou, le normand, l'orléanais, le Picard dans le nord.

Ce ne sont pas des dialectes ou variantes du français mais des langues à part. Exemple de phrase en gallo : "V'alétz vantiers viendr a nóz veir adseir !" (source : wikipedia). Avec un peu d'imagination on devine un peu, mais sans plus.

Les ancêtres des Québécois venaient essentiellement d'un grand quart nord ouest de la France, là où l'on parlait les langues d'oïl, qui, je le rappelle, se ressemblent, avec un certain degré d'intercompréhension : appréciable entre le normand, le français et l'Orléanais, plus délicat avec le Poitevin, presque impossible avec le Picard.

Les colons arrivés en Nouvelle France ont du se trouver une langue commune pour communiquer car les populations étaient isolées et, dans un même lieu pouvaient se trouver des Normands, des Bretons, des Picards, des Parisiens.... Pour les raisons évoquées et plus et parce que le français avait une plus grande influence, ils ont donc logiquement choisi le français.

Cette prédominance du Français a plusieurs raisons :

1) c'est la langue officielle de France imposée depuis François Ier

2) c'est la langue de la capitale française et de la royauté

3) c'est la langue du gouvernement, du clergé, de l'armée.

4) Et surtout, c'est la langue des "Filles du Roi", ces jeunes femmes envoyées aux Amériques pour peupler la nouvelle France, et qui venaient pour la plupart de Paris. 

Autant d'arguments pour que les habitants de la nouvelle France abandonnent leur langue natale et apprennent le français. 

Notons d'ailleurs que les habitants du Bas-Canada se sont mis au français avant leurs cousins restés dans les régions de France et que cette contrée connaît dès 1700 une uniformité linguistique que ne connaîtra la France que 2 siècles plus tard.

La diffusion du français en Nouvelle France et celle dans la mère patrie connaissent donc dès 1700 des parcours très différents. D'autant plus que les "Canadiens Français" sont coupés de la France dès 1763 et que l'influence anglaise s'installe dès cette époque.

Tout ceci semble suffisant pour expliquer que le français du Québec est si différent du français de France, surtout au niveau de la prononciation, et dans une moindre mesure au niveau du vocabulaire.

Cela dit les colons n'ont pour autant pas abandonné tous les mots de leur langue d'origine.
Voici quelques exemples de mots des autres langues d'oïl qui ont influencé le français du Québec : 

 

Voici quelques exemples de mots qui ne viennent pas du français mais des autres langues d'oïl :

 

achaler (embêter)

bavasser (parler pour ne rien dire)

boucane (fumée)

broue (écume)

brunante (crépuscule)

drette là (ici même)

drette quand (au moment même où...)

garrocher (lancer des roches)

mais que ( dès que)

neu (neuf)

rester (habiter) 

 

Ces mots viennent du normand, du gallo, du poitevin-saintongeais, et des dialectes qui en dérivent : vendéen, charentais, etc.

Difficile de dire si tel mot est plus normand que gallo ou poitevin. La plupart des pages web donne "le patois de MA région" et on y trouve des mots connus dans les patois voisins.

 

Voici néanmoins une liste qui me semble plus spécifique au normand :

 

maganer (abîmer)

mais que ( dès que)

mâlard (canard colvert)  - le mot anglais mallard est issu de là.



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